le 30/07/2006 à 16:20
A Indianapolis, le champion du monde allemand avait sans doute envie d'effacer des tablettes le triste GP de 2005, où il avait mené le coude à la portière un train de 6 voitures.
Là, pas de discussion possible, pole, meilleur tour et victoire. Alonso ne pouvant faire que 5eme, c'est Fisichella qui sauve un peu la mise pour Renault en finissant derrière Massa.
En France, on s'attendait à une démonstration de Renault, à domicile avec Michelin. Il n'en fut rien. Si Alonso termine quand même deuxième, c'est plus grâce aux talents de stratège de Pat Symonds, pour le faire passer devant Massa au jeu des arrêts aux stands. Schumacher domine aussi ce GP de France pour la 8eme fois (!).
Et nous étions aujourd'hui en Allemagne.
La FIA avait décidé de corser un peu le jeu, en interdisant à Renault et Ferrari d'utiliser leur système amortisseur de vibrations. Ce qui, a priori, n'a pas changé grand'chose.
Les Ferrari ont dominé de la tête et des épaules. Si Raikkonen a fait la pole, c'est plus un coup (peu d'essence, conduite kamikaze) que le reflet d'un réel avantage. Aussi, les pneus Bridgestone en grande forme ont bien aidé la Scuderia à remporter un nouveau doublé.
Car si Michelin semble avoir bien redressé la tête, les performances des Honda et McLaren le confirment, Renault s'est bien empêtré dans son setup. Et les deux pilotes terminent loin.
Une très bonne affaire pour les gars en rouge : Schumacher est à 11 points d'Alonso, et il n'y a plus que 10 points d'écart pour le championnat constructeur.
Schumacher et Ferrari sont désormais maîtres de leur destin : s'ils remportent les 6 dernières courses, ils obtiennent le titre !