le 01/06/2006 à 21:24
Winamp qui choisit Little Suicides alors que j'écris ces mots.
Une sorte de résumé de cette journée, passée dans ce brouillard semi-fantomatique. Aucune envie de se lever. J'ai même failli m'endormir, bercé dans le ronron du rasoir électrique (mais je suis bien rasé, au bout de 10 min).
Le vent pousse mon vélo jusqu'au bureau, confirmant l'impression de flottement. Pendant toute la journée, j'étais spectateur, voire chef d'orchestre, de ce corps qui refusait de lever les bras. Tout se déroule sans accroc, mais lentement, comme englué.
Un peu comme quand je me shoote à l'aspirine. Le rhume des foins est bien présent (avec ce vent qui déssèche tout), mais nul besoin de substances plus ou moins prohibées pour ressentir ça. Tout devient irréel, mais terriblement naturel. Tout comme ces rêves à l'issue inexorable.