le 17/05/2006 à 1:07
Après le décevant Da Vinci Code, après l'excellente trilogie de Maxime Chattam (pour le dernier opus, j'ai préféré faire une pause de quelques mois, tellement c'était addictif, ce truc), j'avais envie de me replonger dans un de ces livres dérangeants et fascinants à la fois. La dernière fois que j'avais éprouvé cette sensation, c'était avec Les Racines du Mal.
Je décide donc de me procurer un autre livre du même auteur. 700 pages, 3 jours, pas si mal.
Si ça commence comme un roman de Clancy, ça continue comme du Werber. En moins maniéré, moins scolaire. Plutôt shooté aux amphétamines, dopé aux stéroïdes. Les phrases de 10 lignes prennent souvent des accents lyriques, voire désordonnés. Les flashbacks précèdent les prémonitions. J'ai du remonter 50 pages à un moment donné, pour un mot lu trop vite.
On comprend assez vite que l'auteur ne se prend pas au sérieux. En témoigne La présence de l'écrivain de science-fiction Boris Dantzig (on t'a reconnu Maurice), grand amateur de substances hallucinogènes. On n'en tirera aucune conclusion quant aux moyens utilisés pour écrire le livre.
âpre, corrosif, jubilatoire, ce roman présente néanmoins une vision nettement moins sombre qu'on aurait pu croire au départ. A lire en écoutant Radiohead.