le 30/04/2006 à 15:03

Je crois que c'est un rêve. Non, un fantasme. Qui sommeille en tout anglais. Celui de voir exploser Big Ben, et quelques bâtiments qui vont avec. Un jour je tiendrai le compte de tous les films qui évoquent cette possibilité.
Revenons à ce film, qui, comme récemment Equilibrium, part de l'idée de la dérive totalitaire pour aboutir à ces rues sombres du Londres des années... on ne sait pas trop en fait. La grosse machine bien huilée des films d'anticipation laisse la place ici à un cinéma bien plus humain, plus britannique en fait.
Certes, on a de la bagarre et des effets spéciaux, mais on sent dès la première scène que ce n'est pas le but du film. La façons de raconter l'histoire, les flash-backs bien placés, la progression de l'enquête, les convictions des policiers, tout cela est remarquablement mené.
Quand en plus c'est très bien joué... on est assez loin du Matrix-like qu'on aurait pu craindre vu les noms des producteurs. D'autant plus que le doublage français est tout à fait à la hauteur, fait assez rare pour le souligner.
Je retiens particulièrement une scène : lorsque Evey (N. Portman) et V (ha ha) regardent la fin du Comte de Monte-Cristo et que cette dernière fait remarquer que Dantès attache plus d'importance à sa vengeance qu'à son amour pour Mercedes. Et que c'est triste, finalement.