le 23/04/2006 à 17:49
Je suis sür qu'il y a des gens à qui ça manquait (si si).
La saison a commencé en fanfare pour Renault, Alonso et Fisichella qui trustent les victoire, les autres équipes qui se partagent les miettes. Mais Ferrari avait prévenu, à Imola on est chez nous, et on allait voir ce qu'on allait voir.
Et ça n'a pas manqué. Après une pole position très convaincante, Schumacher efface le triste succès du GP des Etats-Unis en enlevant celui de Saint-Marin. Pourtant, plutôt qu'une victoire à la Schumacher, on peut plutôt parler d'une victoire à la Ross Brawn.
Cette course avait commencé comme les autres de cette nouvelle saison, chacun fait chemin dans son coin jusqu'au premier arrêt, puis l'empoignade commence. Oh, il y avait bien eu Ide (pour son dernier GP certainement) qui harponne Albers dans le premier tour, mais bon, peu d'action quand même.
Et là, Schumacher largement en tête se fait rattraper par Alonso. Il roule vraiment lentement, près de deux secondes moins vite que tout le monde. Bien sür, sur ce circuit, impossible de dépasser une voiture qui a une vitesse de pointe suffisante. Il le harcèle pendant quelques tours, puis voyant arriver les autres derrière, il préfère ravitailler.
Schumacher ne demandait que ça, et en ravitaillant le tour suivant il conserve la tête. Pour retrouver Alonso quelques tours plus tard, et rejouer le scénario inverse de l'an passé.
Pour moi, Schumacher était sur une stratégie à 3 arrêts visiblement vouée à l'échec. Donc il fallait faire durer un peu plus le plein d'essence, rouler moins vite, tout en empêchant Alonso de s'échapper. Il a ralenti l'Espagnol le temps nécessaire, pour le forcer à ravitailler avant lui.
Vu que Renault avait sans doute plus à perdre qu'à gagner en tentant le dépassement, le calcul était plutôt bon. A défaut d'avoir du panache.
Derrière, Montoya fait une course anonyme mais solide, accrochant la place restant sur le podium. Zéro pointé à l'équipe Honda, pour le ravitaillement raté de Barrichello, et le comique épisode du "tu pars, non tu pars pas", et la tentative d'arrêt avec un coup de sucette sur le casque de Button. L'incendie n'était pas loin.
Au championnat, Schumacher prend la deuxième place, mais à 15 points d'Alonso quand même...