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le 13/05/2007 à 9:34

Les vendeurs immobiliers

Ces temps-ci j'ai l'idée saugrenue, crise de la trentaine aidant, de devenir propriétaire de mon logement. Aspiration logique et compréhensible, si on en croit notre nouveau P.résident.

Quand on veut acheter un appartement neuf, on va voir donc un vendeur, dans sa bulle, sorte de bureau provisoire souvent vitré, assorti d'une maquette détaillée du programme à venir.

Au début tout le monde est content, on regarde les plans, on discute quartier, aménagement, interphone, parking...

Puis vient le moment crucial : "Etes-vous intéressé ?"

La réponse est oui, dans 90% des cas, je ne me déplace pas pour rien. Par contre je ne signe rien avant de réfléchir un peu.

Et là c'est le déluge. Morceaux choisis :

"Je ne comprends pas"

"Vous vous voyez vivre dans cet appartement pourtant"

"Vous étiez partant à 200%"

"N'allez pas vivre dans cet autre quartier, c'est vraiment populaire"

"C'est votre unique chance d'être propriétaire"

"Je ne comprends pas"

"L'année prochaine ce sera trop tard"

"Les prix vont doubler"

"Dans les 10 ans votre salaire ne va pas augmenter"

"D'autres comme vous ont voulu réfléchir et attendre. Et ensuite ils m'ont appelée en pleurant des larmes de sang"

"Je ne comprends pas"

Bien sür, pour ces "vendeurs" (escrocs ?), prendre un crédit sur 25 ans (voire 40 !) est parfaitement normal. La notion d'intérêts leur importe peu, la seule chose est d'être chez soi, non ? C'est clair que payer un crédit au lieu de payer un loyer, ça change forcément la vie. D'autant plus que s'y ajoutent les charges et la taxe foncière (une paille !).

Sans parler du spectacle annuel offert : l'assemblée de co-propriétaires.

Alors, messieurs-dames les vendeurs, épargnez-nous votre baratin malodorant.

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